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23 septembre 2007
Siemens veut rester dans Areva
Le patron de Siemens en France a réaffirmé dimanche que le groupe allemand souhaitait "rester" au sein d'Areva. Il n' a pas exclu cependant la possibilité d'une "organisation différente" du groupe nucléaire français.
Selon l'hebdomadaire allemand WirtshaftsWoche, Nicolas Sarkozy aurait l'intention d'utiliser une option de rachat de la participation de la société allemande Siemens dans Areva NP, co-entreprise formée avec le groupe nucléaire français Areva, en vue créer une grande compagnie nationale spécialisée dans l'énergie.
Siemens "est présent" au sein d'Areva, à travers la filiale réacteurs du groupe, dont il détient 34% du capital, "et souhaite le rester", a déclaré Philippe Carli, président de Siemens France, sur RFI. Mais "si le marché évolue dans (le) sens" d'une plus grande intégration du groupe nucléaire Areva, de l'amont à l'aval, c'est-à-dire de l'extraction de l'uranium jusqu'au retraitement des déchets, "il faudra se poser la question s'il peut y avoir une organisation différente du groupe Areva", a-t-il ajouté.
Avec le groupe public Areva, "on se projette dans une perspective de long terme et pas du tout dans ce qu'on est en train de lire actuellement", a-t-il souligné, faisant référence à des informations de presse selon lesquelles Paris souhaiterait reconsidérer la part de Siemens dans Areva, pour rapprocher ensuite Areva du groupe industriel français Alstom.
Selon Siemens, Areva doit indiquer en janvier 2009 s'il compte faire usage d'une option lui permettant de racheter la part de Siemens dans Areva NP, laquelle option court jusqu'en janvier 2012. Le patron de Siemens France a insisté sur le fait qu'Areva, pour se développer, avait "besoin de moyens financiers" et que "bien entendu Siemens (...) soutiendra Areva dans cette démarche".
Dans une interview publiée en avril dernier par Le Journal des Finances, Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva avait souligné que le groupe spécialisé dans le nucléaire devra arbitrer entre développement et dividende s'il restait dans sa configuration actuelle, en rappelant qu'une ouverture du capital avait été annoncée dès la constitution du groupe en 2001.
“Nous sommes en plein développement, nous investissons énormément et devons trouver des positionnements forts pour sécuriser notre approvisionnement en uranium. Nous avons donc besoin de dégager des ressources financières. Si nous restons dans la configuration actuelle, nous serons amenés, un jour, à arbitrer entre développement et dividende", ajoutait-t-elle. Il est clair que désormais Poutine et Russie mettent actuellement les bouchées doubles pour bâtir des accords avec maints pays en vue de garantir ses approvisionnements en uranium, de telle sorte, que les ressources disponibles pourraient bien s'amoindrir si Areva n'y prenait garde.
Source : AFP
A lire également :
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Le 23 septembre 2007 |
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