Nouvelle bataille en perspective dans la guerre du transit des hydrocarbures que se livrent actuellement - par pays interposés - l'Europe et la Russie : la Roumanie, la Serbie et la Croatie ont signé mardi à Bucarest un accord sur le projet d'oléoduc pan-européen (PEOP).
Deux grands absents de taille toutefois : la Slovénie et de l'Italie, deux pays devant encore confirmer leur souhait d'y participer.
Encore une fois, la position fondamentale de l'Italie en terme géopolitique est mise en avant. Alors que le pétrolier italien Eni a conclu un accord historique avec le géant gazier russe Gazprom, une participation italienne à ce nouveau pipeline permettrait de garantir l'indépendance énergétique de l'UE face à la Russie. L'Italie se doit ainsi en quelque sorte de choisir son camp.