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27 décembre 2008

Algérie : le pétrole, une denrée rare dès 2030 ?

Peak_oil_flat « La production pétrolière en Algérie connaîtra dès 2030 une baisse considérable en raison de l'épuisement de cette ressource ». C'est en ces termes alarmants que le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia a évoqué la situation économique du pays devant l'assemblée nationale.

Il n'est pas le premier à donner l'alerte. En septembre 2004, Ryad Nasrou titrait dans  le journal Liberté Algérie : "Du pétrole en Algérie uniquement pour 16 ans".

Sombres perspectives à prévoir  ... dès 2030 ou  2020  ?

Selon Ahmed Ouyahia, si certes l'Algérie doit faire à la baisse du cours du pétrole, le problème pourrait être  encore plus épinuex  avec un possible épusieùent  de la ressource  qui pourrait se faire  jour de manière cruciale dès 2030.

"La crise des prix du pétrole nous a conduit à réfléchir à libérer l'Algérie d'une économie basée sur les hydrocarbures", a-t-il ainsi affirmé. Si l'Algérie tire 97% de ses revenus en devises des hydrocarbures, "55% du PNB  résultent du secteur de l'agriculture et d'activités diverses", a ajouté le Premier ministre.

Déjà en 2004, la presse algérienne rapportait que si l’Algérie avait certes produit pour 1,8 million de barils/ jour de liquides en 2003, rapportée au niveau d’extraction du pays, la durée des réserves n’était alors que de 16 ans. 

« Ce qui veut dire, que, si entre-temps, il n’y a pas eu de découvertes significatives ou de réévaluations à la hausse des accumulations de brut dans les gisements, l’Algérie sera un importateur net de pétrole à partir de 2020 » s'alarmait le journal.

L’Angola pourrait ainsi ravir à l’Algérie sa place de troisième producteur dans le continent. Bien qu’'en 2003, ses réserves prouvées soient seulement de 8,9 milliards de barils et une production de 885 000 barils/jour, leur durée de vie est de 27 ans.

En revanche, les ressources gazières de l’Algérie sont beaucoup plus importantes. Ses réserves prouvées étaient à fin 2003 de 4 520 milliards de m3, soit 2,6 % des réserves mondiales. Leur durée de vie indique British Petroleum est de 54 ans. Les réserves de gaz de l’Algérie sont classées septième au monde. Sa production, de 82 milliards de mètres cubes en 2003, place le pays au cinquième rang à l’échelle de la planète.

« Ces chiffres invitent de façon urgente à réfléchir, dès aujourd’hui, sur l’après-pétrole et à une véritable industrie de biens et services de substitution aux hydrocarbures, à mettre en place d’ici à 2020 » alertait d'ores et déjà en 2004 le journal.

Autre source de préoccupation pour le Premier Ministre : les importations algériennes sont passées de 12 milliards de dollars à 35 milliards de dollars en 2008.  Situation encore plus inquiétante à terme si l'Algérie se voit contrainte d'importer son pétrole.

Pour Ahmed Ouyahia , le déficit de la balance commerciale en ce qui concerne les exportations hors hydrocarbures "est dû à la qualité du produit, incapable de concurrencer les produits étrangers dans les marchés internationaux".

Néanmoins « les conditions d'amélioration du produit national existent", selon lui, sitant en exemple le complexe sidérurgique  d'El Hadjar, exploité par le géant indien Arcelor-Mittal,  qui génère 10 millions de dollars par an au profit de l'Etat.

Sources : AFP, Liberté Algérie

Le 27 décembre 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink
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